De nombreuses personnes atteintes d’une maladie mentale affirment que la stigmatisation et la discrimination leur causent plus de souffrance que la maladie elle‑même.
La Commission de la santé mentale du Canada a lancé une campagne de lutte contre la stigmatisation et la discrimination qui sera échelonnée sur dix ans. Cette campagne donnera lieu au déploiement des plus grands efforts systématiques en vue de réduire la stigmatisation relative à la maladie mentale de l’histoire du Canada. Elle est indispensable et n’a que trop tardé.
La maladie mentale affecte des personnes de tous âges et de tous horizons. Elle peut prendre plusieurs formes, notamment la dépression, l’anxiété et la schizophrénie. La plupart des personnes trouvent des moyens pour vivre avec la maladie, mais le comportement des autres à leur endroit constitue davantage un défi que la maladie elle‑même. La stigmatisation et la discrimination sont des obstacles clés qui empêchent les gens d’aller chercher de l’aide.
Dans le cadre de la campagne de lutte contre la stigmatisation, la Commission mettra à exécution un plan ciblé et préparé avec soin, fondé sur les meilleurs travaux de recherche disponibles. Le plan sera évalué au fil du temps.
Au cours de la première année, la Commission a choisi de cibler deux groupes précis.
- Les jeunes de 12 à 18 ans – Une intervention précoce peut faire une énorme différence dans une vie. Chez plus de 70 % des adultes vivant avec une maladie mentale, les symptômes sont apparus avant l’âge de 18 ans.
- Les professionnels de la santé – Le personnel médical de première ligne, comme les médecins, le personnel infirmier et le personnel des réceptions de salles d’urgence, sont ceux chez qui les personnes cherchant à obtenir de l’aide ont ressenti le plus profondément de la stigmatisation et de la discrimination.
La Commission travaille en étroite collaboration avec la grande communauté de la santé mentale, laquelle comprend le public, les intervenants et les professionnels, pour élaborer ce plan. Elle agit comme catalyseur en mobilisant et en orientant les actions des autres afin de contribuer de façon significative à la lutte contre la stigmatisation. De plus, la Commission participe à l’établissement d’une base de connaissances qui sera communiquée aux chercheurs en santé mentale de partout dans le monde.