Itinérance et maladie mentale : Le problème en question
On estime qu’il y a entre 150 000 et 300 000 personnes itinérantes au Canada. De ce nombre, plusieurs ont une maladie mentale. Nous devons trouver des moyens de régler cette crise sociale répandue dans tout le pays.
L’approche Housing First, qui accorde la priorité au logement, est l’un des moyens qui peut aider à réduire le nombre de personnes itinérantes et les aider à réintégrer la communauté. Celle-ci s’est avérée efficace dans des villes où on l’a implantée. Elle est fondée sur le principe selon lequel ceux qui ont un endroit où se loger peuvent davantage se concentrer sur leurs autres problèmes.
Rôle de la Commission de la santé mentale du Canada
En février 2008, le gouvernement fédéral a alloué 110 millions de dollars à la Commission de la santé mentale du Canada et lui a confié la mission de trouver des moyens d’aider le nombre grandissant de personnes itinérantes aux prises avec une maladie mentale. C’est ainsi qu’est né le projet Chez Soi, dont le lancement officiel a eu lieu en novembre 2009.
Les fondateurs de ce projet pilote de recherche ont préconisé l’approche accordant la priorité au logement. Les participants, des personnes itinérantes qui ont des problèmes de santé mentale, sont logés en plus de recevoir des services adaptés à leurs besoins.
Le projet est en cours à Moncton, Montréal, Toronto, Winnipeg et Vancouver. Chaque ville s’intéresse à des problèmes propres à une sous-population de personnes itinérantes.
Plus de 2 000 personnes itinérantes établies dans ces villes participent au projet. Environ la moitié reçoit un logement et des services tandis que l’autre moitié ne reçoit que les services habituellement offerts dans la communauté. Grâce à ce projet, des centaines de personnes vulnérables ont droit à de l’aide et à des services concrets et pertinents.
Les résultats constatés dans les cinq villes serviront au développement de politiques et à la planification de services relatifs à la santé mentale et à l’itinérance au pays. À l’heure actuelle, il n’existe pas de données telles que celles que ce vaste projet de recherche vise à produire. Quand il aura pris fin en 2013, il aura permis de constituer un ensemble de données probantes qui contribueront à positionner le Canada parmi les leaders en matière de services aux personnes itinérantes atteintes de maladie mentale.
En novembre 2011, plus de 1 030 personnes avaient été logées.
Ce projet de la Commission est unique. C’est aussi le plus important du genre actuellement en cours dans le monde.
Apportez votre contribution
N’hésitez pas à vous renseigner sur le projet Chez Soi ainsi que sur les problèmes d’itinérance couplée à la maladie mentale au Canada.
Découvrez ce que le projet accomplit dans chaque ville, quelle population particulière est ciblée et à quels types de problèmes il s’attarde :
Moncton : Participants vivant dans une ville en croissance rapide où l’offre de services en santé mentale est insuffisante; le projet s’intéresse tout particulièrement aux populations rurales.
Montréal : Résultats axés sur l’intégration au travail des participants.
Toronto : Participants d’origine ethnoraciale diverse.
Winnipeg : Participants autochtones établis en milieu urbain.
Vancouver : Participants ayant des problèmes concomitants de toxicomanie.
Consultez le rapport des résultats préliminaires du projet Chez Soi
Pour en savoir plus au sujet du projet Turning the Key de la Commission de la santé mentale du Canada portant sur le logement.