Le nouveau président du conseil d’administration a « un défi de taille à relever » en succédant à M. Wilson

Chuck Bruce a débuté sa carrière dans le domaine de la santé mentale lorsqu’il était PDG du Nova Scotia Public Service Long Term Disability Plan Trust Fund.

« L’idée m’est venue naturellement, » a affirmé M. Bruce, qui était à Ottawa à la fin mars, à l’occasion de sa première réunion à titre de nouveau président du conseil d’administration de la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC). « Je voulais contribuer à la cause, alors je me suis joint au Comité consultatif sur la santé mentale en milieu de travail de la CSMC. Ma passion s’est attisée depuis. »

Louise Bradley, présidente et directrice générale de la CMSC, a reconnu que la relation de travail de longue date avec M. Bruce, ainsi que ses profondes implications dans l’organisation, assureront une transition douce. « M. Bruce connaît très bien cette organisation. Et sa contribution à titre de membre du Conseil consultatif a servi à sa compréhension approfondie de la cause. On n’a pas tous les jours la chance d’avoir un président de conseil d’administration ayant autant d'expérience pratique sur le terrain. Et c’est le cas avec M. Bruce. »

Il considère les problèmes de santé mentale et les maladies mentales comme des préoccupations sociales urgentes ayant une incidence sur la population dans son ensemble, et ce, tout au long de notre cycle de vie. « Je préfère parler des personnes plutôt que des statistiques, » a indiqué M. Bruce, à propos du fait que chaque année, un Canadien sur cinq souffre d’un problème de santé mentale ou d’une maladie mentale. « Lorsque l’on considère seulement les chiffres, il est facile de perdre de vue la notion d’urgence, d’immédiateté, du fait qu’il peut s’agir de votre mère, votre sœur, votre ami, votre collègue – de moi-même , ou de vous-même. C’est un enjeu universel, envahissant. Nous devons en faire davantage. »

Le rôle qu’il a accepté de jouer au sein du conseil d'administration de la CSMC démontre son solide engagement envers la santé mentale. Son plan initial, après avoir assumé plusieurs fonctions à titre de bénévole, dont le président de l’Association canadienne pour la santé mentale de la Nouvelle-Écosse, était de réduire ses activités.

« Je venais d’accepter un nouveau poste de PDG chez Provident10, » explique M. Bruce, « une organisation qui offre des services d’administration de régime d’assurance en plus d’encadrer un portefeuille d’investissement de 7 milliards de dollars pour le plus important fonds de pension de Terre-Neuve-et-Labrador. Je croyais que je devais me concentrer et consacrer mon énergie à la construction de l’organisation, depuis la base . Mais une possibilité s’est présentée au sein du conseil de la CSMC. Je ne pouvais pas la refuser.

La décision d’accepter le rôle de vice-président du conseil d'administration de la CSMC a amené le défunt président du conseil d'administration de la CSMC, M. Michael Wilson, à l'inviter personnellement afin de lui parler des responsabilités liées au poste. « Ce fut un grand honneur pour moi d’avoir été choisi par une personne que je tenais en si haute estime. Mon épouse m'a laissé entendre que je flottais sur un nuage durant des semaines! » Cependant, M. Bruce n’aurait pu prévoir à quel point son engagement serait rapidement mis à l’épreuve. « Quand M. Wilson est tombé malade, j’ai tenté d’assumer une partie de ses tâches et responsabilités. C’est à ce moment que j’ai pris conscience de l’ampleur du rôle de président et des responsabilités qui y étaient attachées. »

Depuis l’annonce par la ministre de la Santé de la nomination de M. Bruce à titre de président du conseil d'administration de la CSMC, il a consacré plusieurs heures à réfléchir aux contributions qu’il aimerait apporter à la cause et aux domaines dans lesquels il y a plus besoin d’investir en temps et en ressources.

« Il faut manifestement commencer par les enfants, » a affirmé M. Bruce, « même si, à titre d’administrateur de régime de retraite, je sais que nous pourrions aussi commencer par les jeunes, mais nous devons veiller à la santé mentale de tous, et ce, jusqu’à la retraite et au-delà. »

M. Bruce et son épouse, Liz, une enseignante, ont une fille de 15 ans. Il affirme comprendre les défis des jeunes d’aujourd’hui grâce aux expériences de son épouse et de sa fille. « La santé mentale est un sujet de discussion plutôt fréquent chez nous, » a indiqué M. Bruce, qui entretient un lien étroit avec sa fille, souvent en agissant en tant que son chauffeur. « J’amène les filles partout, je les écoute. Je suis sensible à leurs préoccupations, qu’elles soient petites ou grandes. Cette compréhension vient de la présence. Il faut juste être présent. »

En pleine phase de transition, M. Bruce a réussi à équilibrer ses responsabilités professionnelles chez Provident10 et sa présence et disponibilité à la CSMC. « M. Bruce est une personne réaliste, dotée d'une excellente capacité d'écoute et d'un grand sens de rassemblement Il possède cette rare capacité à faire la distinction entre les plans personnels et ce qui convient le mieux pour l’organisation, » a affirmé Mme Bradley.

« J’ai sans doute un défi de taille à relever, » a indiqué M. Bruce, au sujet du respect qu’il éprouve à l’égard de M. Wilson. « Il s’agit simplement de faire le premier pas et de continuer à progresser avec confiance, de croire en son propre cheminement. »