Une année qui sera bien remplie pour la CSMC

La conception d’un nouveau plan de travail pour une organisation aussi polyvalente que la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) est tout un exploit. Vous n’avez qu’à demander à M. Ed Mantler, vice-président des Programmes et des priorités à la CSMC.

« La CSMC prend constamment le pouls des priorités des intervenants. Nous sommes chanceux de les compter parmi les principaux conseillers de nos projets en cours, » affirme M. Mantler. M. Mantler a mené l’élaboration de la Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada :  Cadre d’action, le fondement de la prochaine étape des travaux de la CSMC.

Tout le monde à la CSMC s’est mobilisé afin de partager une vision commune, ce qui a donné lieu à certains choix déchirants, » a-t-il indiqué. M. Mantler a donc dû consulter l’équipe de la haute direction, qui participe aussi activement au développement du plan de travail. « Nous avons consacré beaucoup d’efforts à l’atteinte de l'équilibre entre l’incubation d’initiatives hâtives, la poursuite des importants travaux en cours et la suppression des programmes suffisamment matures pour fonctionner de façon autonome. »

« Cet équilibre s’est avéré bénéfique, » ajoute Louise Bradley, PDG de la CSMC. « Notre bailleur de fonds, Santé Canada, a tout approuvé sans grandes modifications, et nos groupes consultatifs provinciaux et territoriaux ont apprécié l’harmonisation de nos priorités aux leurs. »

En ce qui a trait aux changements au paysage de la santé mentale d’un bout à l’autre du pays, M. Mantler a indiqué que la CSMC travaille avec acharnement pour garder le cap et demeurer un leader dans le domaine, c’est-à-dire en agissant à titre de précurseur pour les provinces et les territoires. « Nous entreprenons d’importants travaux au carrefour de la santé mentale et de la consommation de substances problématique. Cela signifie une étroite collaboration avec le Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances (CCDUS). En outre, nous réalisons de véritables progrès avec le programme de prévention du suicide Enraciner l’espoir, qui prend de l’ampleur partout au pays (principalement en raison du soutien provincial), et nous axons nos travaux de lutte contre la stigmatisation sur l’usage des opioïdes – une stratégie grandement pertinente en raison de la crise des surdoses qui afflige notre pays.

Mme Bradley avoue que le plan de travail sur deux ans a exigé de la CSMC qu’elle fasse preuve de discipline dans l’établissement des priorités. « À vrai dire, on ne peut plaire à tout le monde. Il est véritablement dangereux pour une organisation de s’étendre dans trop de domaines, trop de dossiers. On ne réussit qu’à diminuer la valeur des travaux. »

M. Mantler souligne que bon nombre des efforts exclusifs à la CSMC demeurent prioritaires. « Nos formations, par exemple, dans le cadre de programmes tels que les Premiers soins en santé mentale (PSSM), L’esprit au travail (EAT), ainsi que son dérivé destiné aux étudiants de niveau postsecondaire, L’esprit curieux, continuent de croître de façon exponentielle. En outre, nous étendons les précieuses connaissances acquises à l’occasion de la création de la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail à l’élaboration de la Norme sur la santé et la sécurité psychologiques pour les étudiants du postsecondaire  »

Michel Rodrigue, le vice-président des affaires publiques et du rendement organisationnel de la CSMC indique : « Nous ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Cette organisation regorge de tant de connaissances, et nous misons sur ces connaissances pour renforcer des domaines qui avaient possiblement été négligés par le passé. Par exemple, nous creusons davantage afin de comprendre la corrélation entre la santé mentale et les maladies chroniques, un domaine où nous avons beaucoup à apprendre. Il en va de même pour ce qui est de comprendre pourquoi les personnes aux prises avec une maladie mentale sont surreprésentées dans le système juridique. »

Et Mme Bradley d'appuyer : « Nous avons la responsabilité de concentrer nos efforts sur les défis de la situation dans son ensemble, notamment la prévention du suicide et la promotion de la santé mentale, mais nous avons également l’occasion de mettre notre plateforme nationale à profit afin d’attirer l'attention sur les enjeux qui n’atteignent souvent pas les discussions dominantes. »

« Ce que nous tentons d’accomplir, » conclut M. Rodrigue, responsable de l’évaluation de l’impact des efforts de l’organisation, « c’est de mettre notre expertise à profit dans des domaines où les besoins se font sentir pour nos intervenants et tous les ordres de gouvernement. En nous concentrant sur moins de domaines, nous serons en mesure d’avoir un impact plus grand, plus distinct. »