La CSMC offre une trousse d’outils pour favoriser l’engagement du gouvernement

À l’approche des élections fédérales prévues en octobre prochain, des organismes et des groupes de sensibilisation à la santé mentale à l’échelle du pays s’efforcent de mettre cet important enjeu à l’avant‑plan de l’ordre du jour politique déjà très chargé.

Pour cette raison, la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) a mis sur pied sa nouvelle trousse d’outils pour favoriser l’engagement du gouvernement. Il s’agit en fait d’un guide, facile à utiliser, qui vise à aider les travailleurs bénévoles ou salariés œuvrant dans le domaine à communiquer leur message aux élus et aux décideurs de tous les ordres de gouvernement.

« Il n’est pas toujours facile d’obtenir une rencontre avec la bonne personne, de savoir à qui demander du financement et du soutien, ou de présenter des renseignements qui susciteront une attention favorable », a indiqué Stephanie Machel, directrice des Affaires publiques de la CSMC et politicienne aguerrie, qui compte plusieurs années d’expérience sur la Colline du Parlement. « Je sais, pour l’avoir vécu, à quel point il peut être frustrant pour les intervenants de n’obtenir que des réponses évasives. Cette trousse se veut un plan clair en vue d’éviter à tout le monde de connaitre des ratés qui risqueraient de faire avorter leurs projets. »

Louise Bradley, présidente et directrice générale de la CSMC, partage cet avis. « Vous savez, je me suis portée à la défense de plusieurs différentes depuis des années, et, jusqu’à ce jour, il m’arrive encore parfois d’être en quelque sorte paralysée quand vient le temps de déterminer qui rencontrer, quoi dire, à quel endroit aller et comment utiliser mon temps de la meilleure façon. J’ai lu cette trousse d’outils et je suis convaincue qu’elle aidera à démystifier tout le processus. »

La trousse d’outils est rédigée en langage clair et comprend des détails sur :

  • les rôles des différents ordres de gouvernement à l’égard de la santé mentale;
  • les moyens pour communiquer avec la bonne personne;
  • les choses à apporter lors d’une rencontre;
  • les suivis appropriés pour obtenir la réponse à laquelle vous avez droit.

« Nous considérons cette trousse d’outils comme étant un reflet de la vision de la CSMC sur la santé mentale et une façon de rejoindre un grand nombre de gens à l’échelle pancanadienne, dans la perspective des élections à venir et pour la suite des choses, » a précisé Mme Machel. « Peu importe vos allégeances politiques, nous devons tous nous soucier de la santé mentale. »

Bien qu’une personne sur cinq soit à risque de vivre un problème de santé mentale au cours d’une année donnée, il est essentiel que cinq personnes sur cinq s’engagent à promouvoir et à défendre les enjeux relatifs à la santé mentale. Justement, sur les médias sociaux, la campagne #cinqsurcinq de la CSMC met en lumière l’importance de « Votez pour la santé mentale ».

« Que ce soit pour vous préparer à assister à un débat avec tous les candidats, décider pour quel candidat faire du bénévolat ou rechercher du soutien pour une initiative particulière, cette trousse d’outils vous indiquera à qui vous adresser et comment effectuer vos requêtes efficacement afin d’obtenir ce dont vous avez besoin, » a expliqué Mme Bradley, qui est d’ailleurs immensément fière de cet outil.

« Nous avons l’obligation, non seulement de promouvoir la compréhension en matière de santé mentale, mais également d’appuyer les organismes communautaires qui soutiennent les gens – que ce soit par le biais d’initiatives de proches aidants, l’emploi social, le soutien par les pairs ou d’autres programmes de qualité – car ceux-ci pourraient bénéficier énormément de l’apport du gouvernement, » a mentionné Mme Bradley.

En octobre prochain, « Votons pour la santé mentale », car nous faisons tous partie des #cinqsurcinq