De la Commission de la santé mentale du Canada

Aujourd’hui, le Canada se joint à plus de 150 pays de partout dans le monde pour souligner la Journée mondiale de la santé mentale, avec en point de mire cette année, la prévention du suicide. Si la santé mentale vous tient à cœur, ou si un de vos proches ou vous-même avez été touché par le suicide, c’est le moment de vous faire entendre et d’illuminer cette crise sournoise de santé publique qui sévit au Canada.

À l’échelle mondiale, 800 000 personnes s’enlèvent tragiquement la vie chaque année. Au Canada seulement, le nombre de suicides est supérieur à 4 000 par année. Toutefois, l’élément le plus difficile à quantifier demeure l’effet d’entraînement créé par chaque perte dévastatrice. Chaque suicide change pour toujours la vie d’au moins 25 personnes, tandis que 100 autres personnes en ressentent les répercussions.

Avant la fin de la journée, 10 vies auront été perdues au Canada en raison du suicide. Posez-vous la question : que faisons-nous pour dénoncer ce problème?  Pourquoi ne tirons-nous pas la sonnette d’alarme pour une crise aussi importante que la crise des opioïdes? Pensez à ce que l’on pourrait améliorer : tant en tant que société empreinte de compassion qu’en tant qu’individus capables d’offrir de l’aide aux personnes en détresse. En sous-finançant continuellement les services de prise en charge des maladies mentales à la proportion du fardeau qu’elles représentent, nous continuons d’appuyer implicitement le concept selon lequel la promotion, la prévention et la prévention précoce ne sont pas importantes dans le domaine de la santé mentale. La vérité, c’est qu’elles sont plus importantes que jamais. Sans investissements appropriés, les soins en situation de crise – c’est-à-dire les soins les plus chers et les moins efficaces – continueront d’être la norme.

Si nous voulons renverser la tendance des décès par suicide, dont le nombre est demeuré inchangé depuis plus d’une décennie, notre meilleur espoir consiste à regrouper nos forces et nos ressources, au niveau de tous les paliers de gouvernement, pour semer les graines de l’espoir et de la résilience dans toutes nos communautés, des plus petites aux plus grandes. 

Agissez aujourd’hui pour nous aider à surmonter la stigmatisation et la honte qui sont associées au suicide depuis trop longtemps. Il n’est jamais trop tard pour sauver une vie.

Sachez que l’aide, l’espoir et la guérison sont possibles. Si vous-même ou une personne qui vous est chère nécessitez une aide immédiate, communiquez avec une ligne d’écoute téléphonique de votre région. Ensemble, nous pouvons prévenir le suicide.

Louise Bradley
Présidente-directrice générale de la Commission de la santé mentale du Canada

Personnes-ressources
Commission de la santé mentale du Canada, Relations avec les médias
613.683.3748 / media@commissionsantementale.ca

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