Conférence : Les éducateurs sont bien placés pour mener les changements en santé mentale chez les enfants et les jeunes

Les 7 et 8 avril 2016, la Commission de la santé mentale du Canada (la Commission) a parrainé et accueilli la 2e Conférence annuelle des éducateurs canadiens sur la santé mentale. Organisée par la Société pour les troubles de l’humeur du Canada, la conférence a réuni plus de 300 éducateurs et dirigeants des conseils scolaires pour discuter des derniers programmes, ressources et outils afin d’informer et d’inspirer les éducateurs au sujet de la santé mentale. 

« Les éducateurs sont particulièrement bien placés pour faire une différence », a déclaré Louise Bradley, présidente-directrice générale de la Commission. « Ils doivent donc disposer des ressources voulues pour reconnaître et résoudre les problèmes de santé mentale des jeunes, ainsi que du soutien adéquat pour leurs propres difficultés en santé mentale. »

Dans cette optique, la Commission a donné des exposés sur deux enjeux clés. Étant donné que 60 % des enseignants citent leur emploi comme étant leur principale source de stress, la Commission a présenté des outils comme la Norme nationale sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail, et Premiers soins en santé mentale qui visent à accroître les connaissances et la résilience.

Il est stupéfiant que 93,9 % des enseignants de l’Ontario estiment que leur formation ne les a pas suffisamment préparés pour répondre aux besoins en santé mentale de leurs élèves. Pour aider à démontrer un moyen de remédier à cette lacune, la Commission a tenu un second atelier sur les effets durables et favorables dans les écoles partout au pays qu’ont les programmes, fondés sur des données probantes, de lutte à la stigmatisation comme LA TÊTE HAUTE. Les participants ont appris comment organiser un sommet LA TÊTE HAUTE et surmonter les obstacles causés par la crainte et la honte, qui empêchent souvent les personnes de demander l’aide dont elles ont besoin.

« Nous sommes heureux de contribuer à l’autonomisation des enseignants et des étudiants », a précisé Mme Bradley. « Nous sommes aussi ravis que nos séances aient attiré de nombreux intéressés. »

Dianne Woloschuk, ancienne présidente de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, a repris le message de Mme Bradley. « Comme société, nous devons collaborer pour mieux sensibiliser, offrir des soutiens opportuns et réduire la stigmatisation nuisible — et l’éliminer en définitive — ainsi qu’échanger des idées pour aider les enseignants et les élèves en milieu scolaire ». 

Renseignements complémentaires sur la santé mentale des enfants et des jeunes.