Manchette santé

Étant donné le rôle crucial des médias dans la formation de l’opinion publique et leur influence sur les attitudes et les comportements des Canadiens et Canadiennes, la Commission de la santé mentale du Canada (la Commission) cherche à offrir aux étudiants en journalisme des outils et des ressources pour mieux comprendre la stigmatisation et la discrimination médiatiques à l’endroit des personnes aux prises avec des  troubles mentaux ou des maladies mentales.

Le personnel du programme de lutte à la stigmatisation de la Commission, Changer les mentalités, s’est associé à l’Université Ryerson et à l’Université Mount Royal pour piloter des modules en ligne centrés sur la réduction de la stigmatisation et le reportage responsable.

« Nous avons adopté une approche en deux étapes, premièrement pour aider les journalistes à comprendre les effets néfastes de la stigmatisation associée à la maladie mentale », a expliqué Micheal Pietrus, directeur de Premiers soins en santé mentale et Changer les mentalités. « Puis, nous cherchons à leur transmettre des connaissances pour contribuer à l’éliminer par le biais de leur travail. »

D’après André Picard, le chroniqueur en santé réputé du quotidien The Globe and Mail : « Les journalistes devraient être aussi empressés d’écrire au sujet de la dépression que du cancer du sein. Ils doivent faire preuve de ténacité et de rigueur dans leurs reportages sur les progrès et les reculs, mais aussi de détermination pour interviewer des patients afin d’étoffer leurs articles ».

Dans les quatre modules, les étudiants apprennent le concept de la stigmatisation, acquièrent une compréhension de ses effets dévastateurs et examinent la façon dont elle est perpétuée par une couverture médiatique négative et sensationnaliste.

Afin d’engager un dialogue positif, les modules soulignent l’importance d’utiliser un langage non stigmatisant dans les reportages et de donner voix aux personnes ayant un vécu expérientiel des troubles et maladies de santé mentale.

Ce cours en ligne novateur sera partagé avec les écoles de journalisme au Canada afin qu’il soit intégré à leur programme d’études. 

La Commission met aussi les modules à la disposition des personnes qui veulent mieux comprendre la couverture des enjeux en santé mentale dans les médias ou qui cherchent des moyens de contextualiser la maladie mentale dans les discussions au travail, à la maison ou dans la collectivité.

Pour plus d’information sur l’accès aux modules.