Premiers soins en santé mentale pour les anciens combattants

Pour souligner la 65e Semaine annuelle de la santé mentale, l’Economic Club of Canada a organisé un panel de discussion sur la question de la santé mentale des anciens combattants.

« Pour les personnes aux prises avec des problèmes de stress opérationnel, y compris l’ÉSPT, la dépression et l’anxiété, les progrès ne sont jamais assez rapides », de dire Louise Bradley, présidente-directrice générale de la Commission de la santé mentale du Canada (la Commission), qui a participé à l’événement du 3 mai en compagnie du ministre des Anciens combattants, Kent Hehr.

Mme Bradley a mis en lumière le travail mené par la Commission pour faciliter l’accès des anciens combattants et des anciennes combattantes ainsi que leurs familles aux ressource dont ils ont besoin pour commencer à faire face aux problèmes et maladies de santé mentale.

L’un des outils dans ce contexte est un projet qui consiste à adapter le programme Premiers soins en santé mentale (PSSM) à l’intention de la communauté des anciens combattants. Sous la direction de la Commission et avec du financement d’Anciens Combattants Canada, l’initiative a pour objet de responsabiliser les anciens combattants et leurs familles pour qu’ils apprennent à reconnaître les problèmes de santé mentale et à y faire face.

« Ce n’est pas un secret que la volonté et la persévérance sont des atouts sur un champ de bataille, souligne Mme Bradley, mais ces valeurs peuvent s’enraciner au point de devenir des obstacles au moment de demander de l’aide en cas de traumatisme psychologique. »

Les problèmes de santé mentale auxquels les anciens combattants sont confrontés sont uniques en leur genre. Un déploiement – particulièrement dans une zone qui présente de grands risques – peut se traduire par un taux plus élevé de problèmes de santé mentale ou de maladies mentales. Il en va de même pour la transition de la vie dans les forces armées à la vie dans le civil.

Le projet de Premiers soins en santé mentale pour la communauté des anciens combattants se concentre sur comment :

  • s’attaquer à la stigmatisation et à la discrimination;
  • renforcer les connaissances; et
  • améliorer l’aide en cas d’addictions et de problèmes de santé mentale.

La Commission se propose de former 48 instructeurs de partout au Canada – dans les deux langues officielles – qui donneront ensuite des cours à plus de 3 000 membres de la communauté des anciens combattants.

« Si nous ne nous préoccupons pas du bien‑être psychologique de nos anciens combattants, c’est notre fierté nationale qui est en jeu, d’ajouter Mme Bradley. Nous occuper de leur santé – physique et mentale – est le moins que nous puissions faire. »

Pour en savoir plus sur les programmes de premiers soins en santé mentale, veuillez visiter : http://www.mentalhealthcommission.ca/Francais/initiatives-and-projects/mental-health-first-aid