Le bien-être au travail

Les participants au Projet de recherche sous forme d’études de cas, projet reconnu à l’échelle internationale, ont tenu une réunion en personne à Toronto le 3 mai pour discuter des défis qu’ils doivent surmonter et partager le fruit de leurs réflexions sur les progrès de cette initiative innovatrice sur la santé mentale des travailleurs et des travailleuses au Canada.

Lancée en février 2014, l’étude triennale examine comment plus de 40 employeurs d’un bout à l’autre du pays mettent en œuvre la Norme nationale sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail (la Norme). D’application volontaire, la Norme propose une série d’outils et de ressources qui visent à améliorer la santé psychologique des employés et à prévenir les préjudices causés par des facteurs liés au travail.

« Nous étions convaincus qu’en nous intéressant ainsi à la question de la santé mentale dans le milieu de travail, nous allions révolutionner le bien‑être des Canadiens et des Canadiennes », de dire Louise Bradley, présidente-directrice générale de la Commission de la santé mentale du Canada (la Commission). « Le parcours de ces employeurs nous en donne la preuve irréfutable. »

Jusqu’à maintenant, plus de 120 activités et 10 publications ont été consacrées au Projet de recherche sous forme d’études de cas et aux enseignements collectifs qui en ont été tirés. Grâce à l’engagement et à l’apport des employeurs participants, la Commission a pu produire des ressources qui sont mises gratuitement à la disposition des employeurs, notamment des vidéos, des guides, des stratégies visant des secteurs en particulier et des communautés de pratique.

« En démontrant l’efficacité de la Norme, le projet de recherche a des répercussions autour du monde – littéralement », souligne Ed Mantler, vice-président, Programmes et priorités, à la Commission. La Norme a été adaptée en Europe et en Australie et ici au Canada, elle est une source d’inspiration d’un océan à l’autre. »

À la réunion de Toronto, les participants, des chercheurs, des panélistes et des membres du comité directeur (qui guide et supervise le projet) ont parlé de leurs réussites et commenté des outils clés. Parmi les invités de marque, on comptait Kevin Flynn, ministre du Travail de l’Ontario, qui a félicité des participants du leadership dont ils avaient fait preuve.

« Pour la suite des choses, l’avenir de la santé mentale au Canada s’annonce prometteur, d’ajouter Mme Bradley. 2017 marquera le 10e anniversaire de la Commission, mais ce sera également l’année où les conclusions de notre projet sous forme d’études de cas seront publiées. Nous attendons avec impatience de célébrer ces deux jalons importants, mais les progrès que nous avons réalisés ne s’arrêteront pas là. » La tenue d’une étude de suivi a été annoncée lors de la réunion, étude dont l’objet sera de mesurer les facteurs qui aident les employeurs à poursuivre leurs efforts de mise en œuvre et leur engagement continu.

Les premières constatations tirées du Projet de recherche sous forme d’études de cas confirment que la Norme peut être mise en place dans tous les genres de milieux de travail au Canada et que les employeurs qui ont été les premiers à s’en faire les champions en constatent déjà les avantages.

Ce projet est financé conjointement par un partenariat public-privé entre la Commission, Emploi et Développement social Canada (Composante des personnes handicapées), Lundbeck Canada et le Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great‑West.