Ottawa, ON - La Commission de la santé mentale du Canada (la Commission) et la Société pour les troubles de l’humeur au Canada (STHC) ont présenté au Comité permanent des finances de la Chambre des communes, dans le cadre des consultations prébudgétaires, une proposition de la Commission pour un projet national de prévention du suicide ainsi qu’un plan conjoint de la Commission et de la STHC pour le diagnostic et le traitement de l’état de stress post-traumatique (ÉSPT). La Commission est bien placée pour rassembler les connaissances, les ressources et les acteurs requis pour faire progresser ces secteurs névralgiques et récolter des résultats significatifs pour les Canadiens, à savoir des vies sauvées.

« Trop souvent, le suicide est la conséquence dévastatrice de problèmes de santé mentale, déplore l’honorable Michael Wilson, président du conseil d’administration de la Commission. Cette conséquence peut et doit être évitée. Pour y parvenir, nous aurons besoin d’un plan de prévention du suicide éprouvé faisant appel aux membres influents de la communauté afin de reconnaître et de cerner les facteurs de risque de suicide, d’agir sur ceux-ci, puis de mettre en lien les individus touchés avec les aides appropriées. »

Le modèle de prévention du suicide est fondé sur des programmes québécois et européens qui ont fait leurs preuves en entraînant des diminutions des taux de suicide allant jusqu’à 20 %. Le plan quinquennal de la Commission nécessite un investissement de 40 millions de dollars. Il serait tout d’abord implanté dans 13 communautés aux quatre coins du Canada de manière à cibler certaines populations particulièrement à risque, notamment les militaires et les anciens combattants, les membres des peuples autochtones, les adolescents et les hommes d’âge mûr.

« Il est pertinent d’adopter de tels plans de mise en œuvre initiaux parce que les initiatives de prévention du suicide sont plus efficaces lorsqu’elles ciblent des groupes en particulier, souligne Louise Bradley, présidente-directrice générale de la Commission. La maladie mentale ne fait pas de discrimination. Et le suicide est une problématique qui touche des personnes de tout âge, tout genre et toute sphère culturelle. La mise en commun de connaissances et de pratiques exemplaires, particulièrement dans les lieux où les Canadiens vivent, travaillent et jouent, permettra de mettre en place un réseau durable de soutien et de prévention. »

La proposition conjointe d’un programme de formation de grande portée à l’intention des professionnels de la santé du Canada a été élaborée par la Commission et la STHC. Ce programme a pour but de faciliter le diagnostic et le traitement précoces de l’ÉSPT et requiert un investissement de 5 millions de dollars sur cinq ans : une solution à faible coût, mais hautement efficace qui viendrait compléter l’offre de programmes actuelle. Bien que 85 % des premiers répondants et des anciens combattants aux prises avec la maladie mentale demandent de l’aide à un professionnel de la santé, plus de la moitié d’entre eux quittent le bureau du médecin sans avoir trouvé de solution efficace. Les quelque 80 000 médecins et 360 000 infirmiers et infirmières forment une excellente ressource déjà existante capable de reconnaître l’ÉSPT suffisamment tôt pour permettre l’administration d’un traitement efficace.

« Quel que soit le traumatisme vécu par les personnes souffrant d’ÉSPT, l’absence de diagnostic est le facteur qui les unit, affirme Phil Upshall, directeur général national de la STHC. Une intervention précoce est indispensable pour assurer l’efficacité du traitement. Et pour favoriser une intervention précoce, nous devons fournir aux fournisseurs de soins directs, comme les médecins et les infirmières, les outils dont ils ont besoin pour correctement détecter l’ÉSPT et prescrire un traitement. »

Lisez la proposition prébudgétaire complète soumise au Comité permanent des finances.

 


À PROPOS DE LA COMMISSION DE LA SANTÉ MENTALE DU CANADA

Guidée par sa stratégie en matière de santé mentale pour le Canada, Changer les orientations, changer des vies, la Commission de la santé mentale du Canada exerce, dans toutes les régions, un rôle moteur dans l’amélioration du système de la santé mentale et dans l’évolution des attitudes et comportements des Canadiens à l’égard de la santé mentale, que ce soit en rapport avec le logement, le travail, l'école, les médias ou les prestataires de services de santé. Par le mandat unique que lui a confié Santé Canada, elle réunit les meilleurs acteurs et les protagonistes les plus influents du milieu de la santé mentale. Elle collabore avec des centaines de partenaires pour mettre en place un système de santé mentale inclusif et adaptable qui offre aux Canadiens présentant un trouble mental ou une maladie mentale l’occasion de cheminer vers le rétablissement. Ensemble, nous accélérons le rythme des changements requis pour transformer notre système de santé mentale et favoriser le bien-être de tous.
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