Quel est l’enjeu?

Dans un contexte de soins de santé, la stigmatisation structurelle se manifeste à travers les activités que les organisations organisent au fil du temps et qui, de manière délibérée ou non, engendrent ou entretiennent des inégalités sociales.

La stigmatisation structurelle est particulièrement néfaste, et même dangereuse, pour les personnes qui ont vécu ou qui vivent la maladie mentale, des problèmes de santé mentale ou des problèmes de consommation de substances. Pourquoi? Parce qu’une telle stigmatisation représente l’injustice et les inégalités qui sont incrustées dans le tissu de nos institutions sociales, de nos organisations et de nos manières de penser collectives face aux personnes qui font face à ces difficultés.


Que faisons-nous?

En 2019, nous avons lancé un projet visant à mieux comprendre la problématique que représente la stigmatisation structurelle liée à la santé mentale et à la consommation de substances dans le contexte des soins de santé. Son objectif général : cerner les lacunes et réduire la stigmatisation au niveau des politiques, de la pratique et du système, ainsi que dans la culture organisationnelle du secteur des soins de santé.

Au cours de notre première année, nous avons misé sur trois activités de recherche principales :

  • Une revue de la littérature exhaustive accompagnée de recommandations clés et d’approches suggérées
  • Un projet de recherche qualitative basée sur des groupes de discussion formés de personnes ayant un vécu expérientiel visant à définir des priorités et des secteurs clés pour la transformation structurelle du système de soins de santé
  • Une analyse environnementale ayant pour but de contribuer à orienter l’élaboration de nouveaux outils de mesure et de vérification en lien avec la stigmatisation structurelle

Les conclusions de ces trois projets se chevauchent et se renforcent. Cela nous a donc permis de dresser un portrait complet de la stigmatisation structurelle : comment elle est vécue, comment elle affecte les résultats en matière de santé et de qualité de vie, et quelles sont les stratégies à privilégier pour modifier la façon dont les soins de santé sont fournis aux personnes qui ont vécu ou qui vivent la maladie mentale, des problèmes de santé mentale ou des problèmes de consommation de substances.