Quel est l’enjeu?

Dans un contexte de soins de santé, la stigmatisation structurelle se manifeste à travers les activités que les organisations organisent au fil du temps et qui, de manière délibérée ou non, engendrent ou entretiennent des inégalités sociales.

La stigmatisation structurelle est particulièrement néfaste ꟷ et dangereuse ꟷ pour les personnes qui ont vécu ou qui vivent la maladie mentale, des problèmes de santé mentale ou des problèmes de consommation de substances. Pourquoi? Parce que la stigmatisation structurelle est souvent insidieuse, elle s’infiltre au travers de biais cognitifs implicites. Parce qu’une telle stigmatisation représente l’injustice et les inégalités qui sont incrustées dans le tissu même de nos institutions sociales, de nos organisations et de nos manières de penser et d’agir collectives face aux personnes qui font face à ces difficultés.


Que faisons-nous?

En 2019, nous avons lancé un projet pluriannuel visant à mieux comprendre la problématique que représente la stigmatisation structurelle liée à la santé mentale et à la consommation de substances dans le contexte des soins de santé. Son objectif général : cerner les lacunes et réduire la stigmatisation au niveau des politiques, de la pratique et du système, ainsi que dans la culture organisationnelle du secteur des soins de santé.

Au cours de notre première année, nous avons misé sur trois activités de recherche principales :

  • Une revue de la littérature exhaustive accompagnée de recommandations clés et d’approches suggérées;
  • Un projet de recherche qualitative fondé sur des groupes de discussion composés de personnes ayant un vécu ou vivant des problèmes liés à la santé mentale ou à l’usage de substances; le projet vise à définir les priorités et les domaines clés où les changements structurels doivent s’opérer au sein du système de santé (à venir);
  • Une analyse environnementale ayant pour but de contribuer à orienter l’élaboration de nouveaux outils de mesure et de vérification en lien avec la stigmatisation structurelle.

Les conclusions de ces trois projets se chevauchent et se renforcent. Cela nous a donc permis de dresser un portrait complet de la stigmatisation structurelle : comment elle est vécue, comment elle affecte les résultats en matière de santé et de qualité de vie, et quelles sont les stratégies à privilégier pour modifier la façon dont les soins de santé sont fournis aux personnes qui ont vécu ou qui vivent la maladie mentale, des problèmes de santé mentale ou des problèmes de consommation de substances.

Consultez le résumé de nos constatations concernant la stigmatisation structurelle dans notre cadre d’action.


Aidez-nous à lutter contre la stigmatisation structurelle : transmettez-nous votre déclaration d’intérêt d’ici le 15 septembre.

Nous sommes à la recherche d’exemples concrets de lutte contre la stigmatisation structurelle liée à la maladie mentale ou à l’usage de substances à l’échelle du système de soins de santé canadien. Si votre organisation a mis en place des modèles novateurs de soins, des initiatives visant l’amélioration de la qualité des soins, des interventions, des programmes, des politiques ou des pratiques qui s’annoncent prometteurs ou efficaces en matière de lutte contre la stigmatisation structurelle pour les personnes qui ont vécu ou qui vivent la maladie mentale, des problèmes de santé mentale ou des problèmes de consommation de substances, veuillez remplir et présenter votre déclaration d’intérêt dès aujourd’hui.


COVID-19

Les chefs de file du domaine de la santé à différents niveaux prennent des décisions importantes sur les façons de redéployer les ressources, de désigner un service comme étant essentiel et de s’assurer qu’un jugement éthique adéquat soit appliqué lors de décisions délicates. Même si la COVID-19 permet incontestablement de mettre en évidence certaines des meilleures prestations de soins de santé qui soient, une telle crise dévoile également les faiblesses de nos systèmes.

Pour aider les responsables de l’élaboration des politiques, de la prise de décisions d’ordre éthique, de l’affectation des ressources, de la planification et des soins directs à prendre les meilleures décisions, la Dre Stephanie Knaak et le Dr Thomas Ungar ont souligné les principaux domaines présentant un risque éventuel. Consulter Déceler les angles morts dans la planification des milieux de soins de santé liée à COVID-19.

Notre brochure sur la stigmatisation contient davantage de renseignements sur ce projet. N’hésitez pas à la partager avec vos collègues et vos intervenants.